Quelques avis

Nous avons dans nos archives un document précurseur émanent de la Direction Générale des Ressources Naturelles et de l’Environnement (DGRNE devenue DGOARNE) intitulé « Effet de serre et changement climatique ». La DGRNE s’est commise en mars 1993 d’un document de vulgarisation de bonne tenue à une époque où la problématique des GES ne courrait que dans quelques cercles d’initiés.

Le document démontre de manière pertinente la raison de l’élévation de température moyenne du globe par les GES  et ses conséquences qui sont les pertes de biotopes et donc de biodiversité. Et de mettre en avant la conscientisation personnelle, les efforts individuels mais aussi les énergies renouvelables qui pour l’auteur ont un bel avenir. Il ne croyait pas si bien dire. Nous le voyons près de 20 ans plus tard.

(Note de l’auteur rédactionnel : la perte de biodiversité engendre une perte non calculée, insidieuse, et grave de cultures humaines inféodées à ces biotopes en voie de disparition. Lire à ce propos : « Nés de la terre, les peuples en danger du monde, Art Dawdson, Solar).

Natagora, ASBL de défense de la nature, fondée en 1951, a proposé une carte des zones d’exclusion qui incite à la prudence pour les implantations d’éoliennes dans certaines régions. L’association a pris position en 2010 concernant la révision du cadre de référence pour l’implantation d’éoliennes en Région wallonne. Les chapitres principaux sont : planifier le développement, concentrer les installations, zonage du plan de secteur, les sites Natura 2000, zone d’importance particulière pour les oiseaux, impacts des éoliennes sur les chauves-souris, les études d’incidence, le suivi post installations, les compensations. (www.natagora.be/Lobbying/Prises de position générales/Position concernant les éoliennes)

A l’instar du séminaire national (France) de Reims en septembre 2010 et qui rassemblait tant des naturalistes, ornithologues e.a., que des techniciens  et des développeurs éoliens, nous croyons qu’il est de la plus grande nécessité de traduire les volontés et désirs des uns comme des autres dans un cahier de mesures appropriées, un guide en quelque sorte, qui soit le résultat d’un travail élaboré en commun avec les différents acteurs présents sur le terrain éolien comme celui de la biodiversité. Unilatéralement conçu, un tel guide ne fera pas l’unanimité. Collégialement élaboré, il aura bien plus de poids pratique.

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En conclusion, nous désirons :

  • que soit anticipée la fermeture de la décharge des Coeuvins et ses conséquences,
  • que soit étudié le respect par l’exploitation forestière des sites de nidification du milan,
  • que soit pris en compte le dérangement par les activités de loisirs à proximité des aires de nidification,
  • que soient installées des placettes d’alimentation attractives pour les Milans (ex : abats de volailles),
  • que soient identifiées les aires de nidification comme base d’un périmètre de sauvegarde du milan,
  • que l’empoisonnement des micro-mammifères par les anticoagulants soit fortement limité voire interdit (ainsi que le plomb de chasse aux abords des sites de nidification),
  • qu’un consensus entre les acteurs soit trouvé entre les deux aspects environnementaux présents : la nécessaire diminution de notre empreinte écologique ainsi que la biodiversité.
  • que soient maintenus des milieux agricoles ouverts,
  • que soient maintenus un grand nombre d’éléments paysagers différents : haies, rangée d’arbres.
  • que soit mis en place le plan d’action européen, ses objectifs.

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La flore et la végétation

à notre connaissance, il n’y a pas de risque lié à la végétation du site pressenti et des lieux d’implantation d’éoliennes aux Coeuvins où le CET a une influence certaine sur l’environnement. Notre attention sera portée à la conservation de nos mardelles. En voici une photo.

Mardelle à Hachy. Photo de l’auteur