Les chauves-souris

La cause principale de mortalité des chauves-souris est liée à l’emploi des pesticides et insecticides, outre la disparition importante de leurs lieux de nourrissage. Le réchauffement de nombreuses grottes, cavités ou caves de vieux bâtiments en est une autre cause.

Quant aux éoliennes, si la cause de mortalité ne semble pas encore bien définie, il semblerait qu’elle soit due à la surpression et la subite dépression de l’air aux alentours des pâles des machines. Les espèces sensibles sont : la pipistrelle (Pipistrellus pipistrellus), la sérotine (Eptesicus serotinus), la noctule (Nyctalus noctula), trois espèces volant à hauteur du rotor des machines. Un programme informatique nommé Chirotech permet de les arrêter lors des périodes critiques de vagabondage de ces petits mammifères (Données Groupe Plecotus, Natagora et Séminaire de Reims en sept 2010). Lucéole Scrl soutiendra la mise en service de ce programme.

L’éclairage des éoliennes, s’il n’est pas obligatoire, pourrait ne pas exister car les insectes sont attirés par les sources lumineuses et par voie de conséquence, les chauves-souris également.

Nous avons d’ailleurs inclus dans notre plan financier un temps d’arrêt des turbines pour les périodes critiques. Mais l’action ne s’arrêtera pas là et d’autres idées d’amélioration voient déjà le jour. Il est question de trouver une autre couleur aux pales des éoliennes (et oui) afin qu’elles soient moins attractives aux insectes que recherchent les chauves-souris.

Sources : Dr H.Lagrange et al., Chirotech. Sources : Bureaux d’études EXEN et KJM, Eoliennes et chauves-souris, bilan du programme 2006 – 2009 in Séminaire national de Reims, sept 2010. Expérience croisées des bureaux d’études, in Séminaire national de Reims, sept 2010.